vendredi 27 janvier 2017

Les innovations technologiques et financières dans le secteur bancaire

L'informatique et la télématique ont transformé d'une façon radicale l'activité bancaire. Dans les payes développées, on parle aujourd'hui de l'industrie bancaire.
Les innovations technologiques et financières dans le secteur bancaire
En effet, face à la compétition internationale, on assiste à une tendance lourde de l'évolution de grands établissements vers le double métier de banquier et de prestataire de services technologique dans le domaine financier.

1- l'informatisation de la banque et l'innovation financier :

    Dans leurs efforts de modernisation, les banques investissent des sommes considérables en informatiques.

1.1   l'automatisation de la banque:
   Au niveau de la gestion des banques, la plupart des opérations bancaires sont automatisées, de même que la comptabilité, les échanges entre les banques (les systèmes de compensation) ou les relations "télématique" avec la clientèle (la banque à domicile par exemple).
   Ainsi, l'informatisation s développe dans les activités de marche et de gestion de titres. Les banques utilisent également l'informatique dans d'autre domaines tels que les outils d’aide à la commercialisation de produits, les systèmes de pilotages bancaire (risques, contrôle de gestion, tableau de bord, etc.).
   Le développement des guichets automatiques (DAB, GAB), des automates, de la bureautique, des "home banking", de la télé compensation, etc. (…), a entraîné des charges importantes pour les banques (les amortissements).
  En plus des innovations technologiques (l'informatique et la télématique), les banques développent les innovations financières.

1.2    les innovations financières:
    L'innovation financière touche tous les aspects de l'offre et de la demande de capitaux et d'actifs financiers : création de nouveau produits, création de nouveau marches, etc. (…).
   Dans les pays industrialisés le mouvement de déréglementation financière qui s'est développe tout au long des années quatre-vingt  " était inspiré par la volonté d'améliorer l'efficacité du processus allocutif de l'épargne, en ouvrant de nombreuse possibilités d'endettement, de stimuler l'épargne en suscitant la diversification des produits de placement enfin d'améliorer la liquidité des marchés".
 
2- monétique marketing:

    Devant l'accroissement continu et sensible du nombre de paiements à support à papier et avec l'augmentation des charges d'exploitation (en particulier les frais de personnel), on l'a vu, les banques  dans les pays industrialises ont été de plus en plus intéressés par les nouveaux moyens de paiement : la monétique
     
2.1 La monétique:
   Selon G .MERCIER, la monétique  c’est "l'ensemble des technologies procèdes et équipements permettant une électrisation  de transferts de fonts, de mise à disposition de liquide et d'information de la clientèle sur ses coptes".

    Les facteurs ayant été à l'origine d développement de la monétique sont nombreux. Par  exemple, on peut citer : l'essor remarquable du chèque (coût, traitement, archives, etc.),
L'informatisation et l'automatisation de la banque, la dégradation de la rentabilité des banques, la recherche de la productivité et la réduction des coûts (charges du personnel, coût de l'intermédiation, etc.), la rapidité et la qualité des services, l'évocation des comportements bancaires des clients (achats par cartes, retraits hors agence, etc.) la forte bancarisation des ménages, etc. (…).

    Les perfectionnements apportés au système de paiement par carte bancaire tendent à affirmer, selon M. ZOLLINGER, "sa vocation universelle et sont de nature à transformes notablement le comportement des porteurs".  Elle ajouté, "le potentiel considérable d'usages nouveaux  de la carte tient à la capacité de mémoire qui permet de développer non seulement  les services bancaires, mais aussi le partage  de la carte avec d'autres prestataires de services"

2.2  les nouveaux services bancaires:
    Plusieurs applications bancaires ont été expérimentées ou lancées avec la carte à puce. Ainsi, en France, La caisse d'Epargne de paris a engagé depuis 1986 une expérience de constitution d'une base  de segmentation de sa clientèle utilisant le support de la carte  à microprocesseur. Le fichier clients créé a été décentralisé de façon a être plus directement exploitable en mettant le dossier de chaque client sur sa carte à puce : nom, adresse et profession du porter ainsi que l'inventaire des produits financiers qu'il détient et le solde de son compte. Chaque guichetier dispose donc des critères d’identification qui lui permettent de mieux percevoir le type et la nature des besoins de chaque  client.

   En somme, toutes les applications bancaires ou non bancaires tendent à développer des outils de règlement et de gestion plus efficaces par l'interactivité, l'action  et l'information en temps réel. Comme l'indique M. ZOULINGER, "ces prestations nouvelles et potentielles contribuent à une véritable révolution tant dans les comportements en matière d'achat et de gestion d portefeuille  d'avoirs que dans l'attitude générale du consommateur face à l'argent (…)".