mercredi 4 janvier 2017

Les principales contraintes de fonctionnement des banques Islamiques

Dans la doctrine islamique, l'argent est en soi improductif. L'élimination de l'intérêt joue un rôle central dans l'établissement de l'ordre économique islamique. D'ailleurs, l'économie islamique est basée sur une perception différente de la valeur du capital. C'est le travail qui génère la richesse et non le capital.

Les principales contraintes de fonctionnement des banques Islamiques
Les principales contraintes de fonctionnement des banques Islamiques
Le principe de coparticipation (prise de risque), c'est-à-dire le partage des pertes et des profits entre « prêteur » et entrepreneur est une autre grande contrainte. En effet, cela suppose un grand appétit pour le risque de la part de la banque. Ce principe va impliquer la banque dans des activités extra bancaires (industrielles, touristiques immobilières, etc.). Il est sensé assurer à la banque un substitut au taux d'intérêt.

Sur le plan organisationnel, la banque islamique devra donc se doter de structures différentes de celles de la banque commerciale classique en ce qui a trait. La collecte de l'épargne et de sa transformation. De même les produits financiers développés en vue de la mobilisation de cette épargne et son allocation dans le cadre de transactions dépourvues d'intérêt va obliger la banque islamique à concevoir des stratégies, des structures et des procédures appropriées.

Ceci va se traduire, entre autre, par la création d'un conseil de la Charia ou « Charia Board » qui doit veiller à la conformité des produits financiers et à l'intégrité des transactions quant à leur caractère islamique.